
Le 29 mai 2008, l’Agence de Développement Economique du Tarn-et-Garonne et l’INSEE Midi-Pyrénées ont rendu public le numéro 110 des 6 pages de l’INSEE "Tarn-et-Garonne, un territoire multipolaire sous l’influence croissante de Toulouse".
Ce document, publié dans le cadre de "Tarn-et-Garonne 2025", est le fruit de plusieurs mois de travail autour des problématiques de polarités qui structurent le Département en matière d’équipements et de déplacements domicile-travail.
Ces travaux mettent en évidence différents enseignements qui alimentent lediagnostic de territoire. On note ainsi :
Une armature de cinq pôles autour du pôle central de Montauban organise l’emploi en Tarn-et-Garonne. Le département dépend aussi de façon croissante de l’agglomération toulousaine. Les six pôles d’emploi sont attractifs et échangent beaucoup entre eux. Montauban, Castelsarrasin et Moissac constituent des pôles d’équipement autour desquels s’articule un réseau équilibré de bassins de vie. Néanmoins, le sud du département, en expansion démographique, présente un taux d’équipement plus faible et quelques zones sont moins bien desservies.
En 2004, près de 20 % des 66 000 salariés qui résident en Tarn-et-Garonne quittent le département pour aller travailler. Cette proportion est, avec celle du Gers, la plus élevée des départements midi-pyrénéens. Une grande majorité des salariés sortants se rendent en Haute-Garonne (six sur dix) et 9 % dans le Lot-et-Garonne, traduisant ainsi la proximité de l’agglomération toulousaine et d’Agen.
De plus en plus de navettes domicile-travail avec la Haute-Garonne Entre 1999 et 2004, les navettes domicile-travail se sont fortement intensifiées. L’intensification des échanges avec les autres départements a été plus importante que celle des flux internes au département. Les déplacements vers la Haute-Garonne ont progressé de 60 % entre 1999 et 2004. L’augmentation plus modeste des entrées accentue le caractère déficitaire des échanges avec la Haute-Garonne : alors qu’en 1999, les sorties étaient deux fois plus nombreuses que les entrées, le rapport est passé à trois en 2004.
Parmi les six pôles d’emploi du département, forte prédominance de Montauban Le département comporte six pôles d’emploi, qui concentrent 70 % des emplois salariés. Le pôle de Montauban prédomine avec plus de 28 000 emplois offerts. Son aire d’influence s’étend sur l’ensemble du département. Cinq autres pôles animent l’espace rural : Castelsarrasin, Moissac, Caussade et Valence offrent de l’ordre de 3 000 à 4 000 emplois salariés, Beaumont-de-Lomagne compte 1 400 emplois. Ils sont au centre de bassins de vie, zones d’influence définies par l’accès des habitants à l’emploi et à un ensemble de services les plus usuels.
Des échanges triangulaires entre Castelsarrasin, Moissac et Valence-d’Agen. Les pôles d’emploi échangent beaucoup entre eux. Des échanges triangulaires relient les bassins de vie de Castelsarrasin, Moissac et Valence-d’Agen. Ils sont intenses et équilibrés entre ceux de Castelsarrasin et Moissac : ils concernent 12 à 13 % des salariés résidents. Moins importants, les échanges avec celui de Valence sont cependant significatifs : le bassin de vie de Valence attire, grâce aux emplois qu’il offre, 8 % des salariés habitant dans le bassin de vie de Moissac et 4 % des salariés résidant dans celui de Castelsarrasin. Mais c’est avec le pôle d’Agen, en Lot-et-Garonne, que le bassin de vie de Valence a le plus d’échanges
Toulouse et Montauban captent les salariés du sud du département Les bassins de vie de Grisolles, Verdun-sur-Garonne, Labastide-Saint-Pierre et Montech accueillent deux fois plus de salariés résidents qu’ils n’offrent d’emplois. Moins d’un résident sur quatre y exerce son activité professionnelle. Les habitants de Montech et de Labastide-Saint-Pierre, à la périphérie de Montauban, vont travailler majoritairement dans la ville préfecture et ceux du sud, Grisolles et Verdun-sur-Garonne, sont très dépendants de Toulouse en termes d’emploi.
Des équipements intermédiaires bien répartis mais insuffisants dans le sud Les équipements dits « de la gamme intermédiaire », d’un usage relativement fréquent (collèges, supermarchés, crèches …) sont relativement bien répartis sur le territoire du département. Mais au sud, les bassins de vie de Labastide-Saint-Pierre, Grisolles et Verdun-sur-Garonne, dont bon nombre de résidents travaillent à Montauban et à Toulouse, présentent une gamme d’équipements intermédiaires plus réduite et un taux d’équipement faible, ce qui traduit une certaine difficulté pour ces territoires à accompagner leur expansion démographique.
Des zones moins bien desservies aux extrémités du département Quelques territoires périphériques restent cependant moins bien desservis. Ils se situent principalement au nord-est du département, au-delà de Saint-Antonin-Noble-Val et de Caylus, au sud-ouest, autour de Beaumont-de-Lomagne, ainsi qu’au nord-ouest, de Bourg-de-Visa à Montaigu-de-Quercy et Lauzerte. Le temps d’accès aux équipements de la gamme intermédiaire y dépasse les 10 minutes et le temps d’accès aux équipements de la gamme supérieure est de plus de 20 minutes.
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